Selon un communiqué du Réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (RESPE), deux foyers d’artérite virale équine ont été déclarés dans le département de l’Orne (61) et une enquête épidémiologique est actuellement en cours. La vigilance est donc de mise quant à cette maladie hautement contagieuse.

Le RESPE donne ainsi plus d’éléments sur les deux foyers recensés : “deux avortements ont été confirmés les 16 octobre et 18 novembre derniers dans des structures détenant un nombre important de chevaux, […] Les juments ont été isolées dans chaque foyer et des mesures de prévention ont également été mises en place*.” Le RESPE explique cependant qu’il n’existe pas, à ce jour, de lien épidémiologique direct avéré entre ces deux foyers. le premier foyer fait également l’objet d’une enquête épidémiologique menée par le laboratoire de l’ANSES à Dozulé. Une seconde enquête sera prochainement menée dans le second foyer.

L’Artérite Virale Equine c’est quoi ?

Le communiqué du RESPE revient également sur la maladie et ses conséquences : “[…] L’artérite virale équine est une maladie parmi les plus contagieuses chez les équidés. Elle se transmet par voie directe, principalement par voie respiratoire ; l’avortement est l’une des conséquences cliniques de ce mode de contamination […] L’autre mode de contamination est la voie vénérienne par des étalons ayant contracté la maladie et restant porteurs du virus dans le sperme (40% des étalons environ). […] Une contamination par voie indirecte est possible par du matériel souillé (matériel de soins, mangeoire, camion,…) ou par les personnes en contact avec les chevaux.”*

Pour rappel…

La Normandie a connu en 2007 un épisode d’artérite virale équine important. Plus de 200 chevaux avaient alors été touchés par des fièvres et des symptômes locaux, notamment des chevaux adultes. Des cas de mortalité de poulains ainsi qu’un cas d’avortement avaient aussi été signalés. Par ailleurs, plus de 30 étalons se sont retrouvés excréteurs du virus dans la semence.

Toutes les alertes du RESPE sur le site internet :

www.respe.net

*Source : communiqué du RESPE et flash info du 23 novembre www.respe.net