La BVD est une maladie virale qui touche les troupeaux bovins et a de nombreuses compétences sur la santé (avortements, problèmes de reproduction, taux de renouvellement dégradé, baisse de production laitière…).

Son impact économique est évalué entre 30€ et 80€ par 1000 litres de lait selon la gravité de l’infection, et à 3000€ par an, en moyenne, en cheptel allaitant. Elle se transmet par l’introduction d’animaux infectés (IPI, infectés permanents immunotolérants) ou par contact entre troupeaux voisins.
En 2017, GDS Bretagne vise l’éradication du virus…

Objectif : La Bretagne en 2021, première zone française “BVD Free”

Alain JOLY

Vétérinaire GDS Bretagne

Une bonne situation qui permet d’aller plus loin

En 2000, les GDS Bretons ont démarré un plan de maîtrise de la BVD basé sur la connaissance du statut de tous les élevages, et su la gestion des introductions ( garantie “bovin non IPI” nécessaire). Ce plan a montré toute son efficacité en 15 ans (voir graphique ci-dessous). La proportion d’élevages indemnes (statut A) a plus que doublé pour atteindre en 2017 plus de 83% et celle des élevages les plus suspects de détenir des IPI (statut D) a été divisé par 6 et concerne près de 7% des cheptels aujourd’hui.

graphique-evolution-bvd

Comment éradique la BVD ?

Malgré cette bonne situation globale, de nouvelles contaminations (moins de 100) dont l’origine reste le plus souvent le contact avec des troupeaux non assaisnis ou l’introduction d’animaux non-garantis sont encore confirmées chaque année. Les conséquences économiques peuvent être dramatiques dans des troupeaux nouvellements infectés, a fortioris’ils sont en statut A et ce d’autant plus que leur taille a augmenté. Il est donc nécessaire de changer de braquetet de viser maintenant l’éradication du virus BVD du cheptel breton.

 

L’atteinte de cet objectif nécessite 5 éléments clés essentiels :

    • ❍ Engager un plan d’assainissement dans TOUS les élevages suspects.
    • ❍ Garantir “Bovin non IPI” TOUS les animaux introduits et améliorer le taux actuel de 70% de bovins bretons garantis.
    • ❍ Mieux connaitre et gérer le statut BVD des cheptels sans statut (en particulier les petits cheptels).
    • ❍ Détecter et intervenir plus précocement dans les élevagessuspects, en tout début de contamination.
    • ❍ Renforcer la collaboration avec les vétérinaires praticiens pour conserver une vigilence accrue, savoir reconnaitre les signes précoces de la BVD et réaliser les prélèvements nécessaires en cas de suspicion (avortements et troubles de la reproduction, maladies néonatales inexpliquées…)

Le succès de ce plan est donc lié à une mobilisation de tous les partenaires, et en premier lieu de l’ensemble des éleveurs… qui en seront les premiers bénéficiaires.

Le statut BVD des bovins bretons est un critère de qualité recherché sur les marchés pour l’élevage, en France et à l’international !

Michel PEUDENIER

Président de la Fédération des commerçants de bestiaux en Bretagne