Depuis plusieurs semaines, des épisodes associant fièvre, baisse de production laitière, abattement et parfois diarrhée sont signalés dans des élevages bovins de l’Est de la France (départements de Savoie, de Haute-Savoie, de l’Ain, du Jura et du Doubs), en Suisse et dans le sud de l’Allemagne. Les investigations menées par l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse ont permis d’identifier la circulation du virus Shamonda (SHAV), un orthobunyavirus appartenant au même groupe que le virus de Schmallenberg.
Le SHAV est transmis par les culicoïdes, de petits moucherons piqueurs déjà impliqués dans la transmission de maladies comme la FCO ou la MHE. À ce jour, aucune transmission significative directe d’animal à animal n’a été démontrée.
Quels sont les signes observés ?
Chez les bovins adultes, les signes décrits sont généralement :
- fièvre,
- baisse de production laitière,
- abattement,
- diarrhée.
Dans la majorité des cas, ces symptômes semblent transitoires et d’intensité modérée.
Comme pour le virus de Schmallenberg, une attention particulière devra être portée aux animaux gestants. Une infection pendant la gestation pourrait être associée à des avortements ou à des malformations congénitales chez les veaux.
Y a-t-il un risque pour l’Homme ?
Non. À ce jour, aucune donnée ne suggère que le virus Shamonda soit transmissible à l’Homme.
Quelle est la situation en Bretagne ?
À ce stade, aucun élément ne permet de conclure à une circulation significative du virus en Bretagne. Le risque apparaît actuellement limité pour les élevages bretons, même si la situation reste évolutive et nécessite un suivi attentif.
Quelles recommandations ?
Les mesures de prévention reposent principalement sur la réduction de l’exposition aux insectes vecteurs :
- Attention particulière portée aux moyens de transport et aux mouvements d’animaux en particulier en provenance des zones concernées ;
- Surveillance des épisodes de fièvre, de baisse de production inexpliquée et des troubles de la reproduction.
- Surveillance des gestations, avortements et naissances de veaux malformés.
En cas de suspicion clinique, il est recommandé de contacter son vétérinaire sanitaire afin d’assurer la prise en charge des animaux et d’évaluer l’intérêt d’investigations complémentaires.
GDS Bretagne suit l’évolution de la situation en lien avec les services de l’État, les laboratoires, le vétérinaires sanitaires et les organismes de recherche, et diffusera toute nouvelle information utile dès sa disponibilité.


