🐄 Des cas d’infection par le virus Shamonda ont été confirmés dans les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan. Les bovins atteints présentaient des signes cliniques tels que de la fièvre, un état d’abattement, une baisse de la production laitière et des diarrhées.
Un second variant du virus Shamonda a récemment été identifié en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique. Cette situation suggère l’émergence simultanée de deux virus proches dans une zone géographique relativement restreinte.
Le virus détecté en Bretagne appartiendrait vraisemblablement au génotype 2 et pourrait provenir du nord de l’Europe. Les différences observées entre ces variants, associées à une faible charge virale chez les animaux infectés, compliquent leur détection par PCR.
Ces éléments pourraient expliquer pourquoi certaines premières analyses se sont révélées négatives ou n’ont pas permis de confirmer l’infection. Il est également possible que le virus Shamonda ait déjà circulé largement en Bretagne avant son identification.
Le virus Shamonda n’est pas une maladie réglementée. Par conséquent, sa confirmation ne donne lieu à aucune mesure sanitaire obligatoire.
L’infection a un impact généralement modéré sur les vaches. Bien qu’une part importante du troupeau puisse être touchée, les animaux guérissent le plus souvent sans séquelles. Toutefois, une vigilance particulière est recommandée chez les femelles gestantes : selon le stade de gestation au moment de l’infection, un risque d’avortement dans les semaines suivantes existe, ainsi qu’un risque potentiel de malformations congénitales chez les veaux à naître.
☎️ En cas de doute, consultez votre vétérinaire


